"Premier peuple chrétien du monde, les envahisseurs qui retraçaient les frontières au grès de leur ambition placèrent mon pays sur l'occupation turque."
"Derrière le calme trompeur des minarets qui invités a la prière la vie de l'arménien fût jalonnée de pyramides de têtes coupées sur les sables brûlant du desert de dterzor qui a vu l'agonis d'un peuple les hordes fanatiques tuèrent les corps, il reste l'âme, il reste la mémoire, il reste un poète agenouillé qui écoute le vent, ce vent de terzor qui de l'os de l'enfant avait fait une flûte et dans la paix de l'aurore sifflé un chant immortel."
"La grande maladie de l'éxilé c'est la nostalgie de ce qu'il a perdu sa commence par des mots qui pleure, qui grignotte le coeur, qui le ramène en arrière pour lui rappeler qui il était ce qu'il est devenu, c'est un luxe d'artiste la nostalgie mais on a besoin des mots qui font vivre."
"Ce soir la, Apkar au visage de requiem venait brutalement de m'arracher au monde des fées et des lutins, j'ai soudain compris que ce bateau fantôme qui devait un jour nous ramener mes deux grands frères et ma soeur n'était qu'un mensonge d'amour pour retarder ma peine, pour tromper la mort, ma famille s'était divisée en deux, nous étions les vivants par hasard, les autres étaient tombés sur les sables brûlant du desert, alors ce soir là j'ai perdu mon regard d'enfant."
"Il est si facile de tromper ceux qui ont temps envie de croire".
"Je me souviens de ce bal de mes 20 ans et de cette chevalière en or véritable qui pèse toujours a mon doigt quelques tonnes d'amour, Mayrig, Anna, Gayané mes pluriels de mères et toi mon père mon vieux soldat des années difficiles, je me souviens de notre bonheur d'être ensemble dans cette rue paradis qui nous promettaient l'éternité tandis-que chacun de vos cheveux blancs annoncés déjà un cimetière de printemps."
"Il est beau l'alphabet arménien, 38 lettres qui ressemblent à aucun autre caractère et qui transmette la mémoire d'un peuple depuis 1600 ans il y a rien de plus fort que cette mémoire parce qu'elle ramène à ses racines celui qui s'en est un petit peu éloigné."
"Parle comme si il n'y avait pas eu de lendemain pour rattraper ce que tu as dis la veille."
"Il paraît que le rêve c'est la fête des fous et des esclaves, j'ai acheté cette fête, j'ai fais une affaire."
"Quand elle commença à sérrer ses lèvres pour les empécher de trembler, j'ai su qu'elle luttée contre ses larmes de mère à l'eau douce qui allait glisser sur ses joues alors j'ai quitté le salon pour cacher les miennes."
"Dans cette fin de vie de ma vaillante mayrig des années difficiles, mayryg au coeur usé d'avoir tant aimée combien lui reste t'il encore de saisons de roses?."
"Je viens de retrouver mayrig de mon enfance et de mon adolescence avec ses pulls over qu'elle glissait dans mes baguages en cachète, à la dernière minute pour me protéger contre des froids imaginaire. Voici donc venu le temps où quelque part dans le monde, une nuit, une voix me dira au téléphone rentrait vite monsieur, madame votre mère ne va pas très bien alors à cet instant précis je serais que plus jamais personne n'agitera cette laine dérisoire qui m'agacait tant et je crois bien que ce jour la j'aurai vraiment froid.



